Tu sais, Max, le monde avance, les outils changent Mais au fond, rien n’a vraiment bougé Derrière chaque son, chaque mot qui dérange Il y a quelqu’un qui a voulu créer On parle de machines comme si elles rêvaient Comme si elles savaient où aller Mais sans une main pour les guider Elles ne font rien, elles restent muettes Tu sais, Jarod, c’est l’humain qui décide C’est l’humain qui ressent La machine n’est qu’un outil Un souffle posé dans le vent C’est l’humain qui imagine C’est l’humain qui construit Et la musique reste humaine Même quand l’outil amplifie Tu sais, Max, on dit: Musique générée Comme si l’artiste n’existait plus Mais c’est l’humain qui donne la direction C’est lui qui choisit ce qu’il veut dire La machine ne sent rien Elle ne porte aucune histoire Elle suit la voix qui la mène Elle éclaire, mais elle ne voit pas Tu sais, Jarod, c’est l’humain qui décide C’est l’humain qui ressent La machine n’est qu’un outil Un souffle posé dans le vent C’est l’humain qui imagine C’est l’humain qui construit La musique reste vivante Même quand l’outil amplifie Tu sais, Max, je vois des plateformes hésiter Chercher comment nommer l’avenir Il y en a même qui freinent le mouvement Comme Deezer, qui a peur de le dire Ils mettent des phrases qui sèment le doute Comme si la musique devait s’excuser Mais la création ne s’arrête pas Elle avance sans demander Tu sais, Jarod, c’est l’humain qui décide C’est l’humain qui ressent La machine n’est qu’un outil Un souffle posé dans le vent C’est l’humain qui imagine C’est l’humain qui construit Et la musique reste humaine Même quand l’outil amplifie Tu sais, Max, certains veulent freiner le courant D’autres préfèrent fermer les yeux Mais ceux qui comprennent vraiment Savent que l’outil n’est pas un dieu Il prolonge la main qui crée Il agrandit ce qu’on imagine Il ne remplace pas l’humain Il lui donne juste une autre ligne Tu sais, Jarod, c’est l’humain qui décide C’est l’humain qui ressent La machine n’est qu’un outil Un souffle posé dans le vent C’est l’humain qui imagine C’est l’humain qui construit Et la musique reste humaine Même quand l’outil amplifie Tu sais, Max Quand j’écris, je crée Quand je choisis un style, je dirige Quand je donne un sens, je deviens l’auteur La machine ne fait que suivre Elle n’a pas de passé Pas de souvenirs Pas de désir Elle n’est pas l’artiste Elle n’est qu’un instrument Et l’instrument n’existe que par la main qui le joue