Peut‑être qu’on arrive à larguer quelques trucs Mais les autres Eux, ils reviennent toujours Ils collent, ils pèsent, comme un sac qu’on traîne Et franchement, qui s’en sort vraiment sans détour Quand la peur te cloue sur place Ou que la colère te monte trop vite Ou que t’as encore ce vieux réflexe qui t’plombe Comment tu fais, toi, pour pas te laisser happer C’est pas en jouant les héros C’est en sachant où ça fait mal Respire Ouais, respire, ne lâche pas Regarde ce qui te casse, sans te raconter d’histoires Chaque jour c’est dur, mais chaque jour c’est à toi Et si tu tiens Tu avances Même lentement Ça vaut le coup? Oui, même quand ça fatigue Même quand t’as les jambes en coton, même quand t’as plus de voix Si tu plaques tout, là, au milieu du chaos T’as rien gagné T’as juste laissé filer Pas la peine de jouer: Moi j’suis solide » Tout le monde s’est déjà fait surprendre par ça La confiance, elle te lâche quand t’as pas vu venir Alors dis-le vrai: J’suis encore dans la galère, mais j’lâche pas » Respire Ouais, respire, ne lâche pas Regarde ce qui te casse, sans te raconter d’histoires Chaque jour c’est dur, mais chaque jour c’est à toi Et si tu tiens Tu avances Même lentement Regarde ton défaut droit dans les yeux Pas de « j’suis pas comme ça », non C’est comme un trou dans la route — si tu fais semblant Tu vas finir par retomber dedans Alors prends une grande respiration Garde l’œil ouvert, continue La vie, c’est un vrai labyrinthe, mais c’est aussi ton terrain Et celui qui veille, qui s’accroche Finit par passer Respire Ouais, respire, ne lâche pas Regarde ce qui te casse, sans te raconter d’histoires Chaque jour c’est dur, mais chaque jour c’est à toi Et si tu tiens Tu avances Même lentement