Qu'elle est divine, la biguine! De ses doux accents, mon cœur se fascine Elle va chantant, perverse et câline Mêlant jusqu'au jour la danse et l'amour Nos soirs d'autrefois sous les tropiques Au son de sa voix, s'évoquent magiques Et je les revois, plus magnifiques Qu'elle est divine, la biguine! Sur ses heureux bords, je l'avais connu Et l'amour alors était venu Ah, les beaux jours! Ah, les chères caresses! La douce promesse d'aimer toujours! Qu'elle était divine, la folle biguine! Mais soudain l'azur s'obscurcit de sombres nuages Et notre amour fût englouti dans un brusque orage Et tout fut fini, bien fini Ah, ne jouez plus pour moi la biguine! Car de ce qui fut, autrefois, tout n'est que ruines Ce qui fut un beau feu si tendre n'est plus que cendres Jouez en sourdine la biguine Et pourtant, peut-être qu'aux accents si touchants De cet air de jadis don't nos regrets se grisent Tu te sentiras tout à coup l'âme reprise Chantant dans un frisson l'ancienne chanson Qu'elle est divine, la biguine! Qu'elle est divine, la biguine! Qu'elle est divine, la biguine!