Tu dors sous les bambous, les bambous, les bambous Jojo des grands chemins, t'étais fou, t'étais fou Tu es mort à Cayenne Et pas à Pantin S'il faut mourir quand même Ça ne change rien Tu dors sous les bambous, les bambous, les bambous Jojo des grands chemins, t'étais fou, t'étais fou C'est pour revoir la Seine Que tu fabriquais Ce grand radeau de chêne Quand ils t'ont tué Tu allais sur la Seine Pour voir les bateaux Tu rêvais de soleil Des îles de Bornéo Le bagne de Cayenne C'est pas Valparaiso Au bout d'une semaine Tu rêvais de Puteaux Tu dors sous les bambous, les bambous, les bambous Jojo des grands chemins, t'étais fou, t'étais fou Toi qui aimais la Seine Fallait pas noyer Ce pauvre énergumène Pour un peu de blé Tu dors sous les bambous, les bambous, les bambous Jojo des grands chemins, t'étais fou, t'étais fou Après vingt ans de bagne Dis, qu'aurais-tu fait De ta vie de cavale Et de ta liberté? Quand je vais sur la Seine Pour voir les bateaux Je cherche ton soleil Tes îles de Bornéo Le bagne de Cayenne C'est pas Valparaiso Avec un peu de veine T'aurais revu Puteaux Tu dors sous les bambous, les bambous, les bambous Jojo des grands chemins, t'étais fou, t'étais fou L'addition est la même Au bout du chemin Que l'on soit de Cayenne Ou bien de Pantin Tu dors sous les bambous, les bambous, les bambous Jojo des grands chemins, t'étais fou, t'étais fou Tu es mort à Cayenne Et pas à Pantin S'il faut mourir quand même Ça ne change rien Tu dors sous les bambous, les bambous, les bambous Jojo des grands chemins, t'étais fou, t'étais fou