Cousine

Andrex

    Continúa después del anuncio

    Autrefois, ma cousine Hortense
    Arrivait de temps en temps
    Chez mes parents ;
    Elle venait passer ses vacances
    Dans notre petite maison
    Près de Toulon.
    C'était dans l'programme,
    Quand nous recevions le télégramme,
    Le bonheur dans l'âme
    A la gare je courais comme un fou
    Mais l'train arrivait tout à coup.
    En la voyant je criais : Zou... !

    Cousine, cousine,
    T'es fraîche comme une praline,
    Cousine, cousine,
    Coquin de sort, quelle bonne mine !
    {Parlé} Et tu as bien dormi dans le train ?
    J'espère que tu avais un coin ?
    Cousine, cousine,
    Embrasse ton cousin germain !

    Chaque matin courant vers la grève,
    Afin d'nous baigner tous deux,
    Dans les flots bleus,
    On s'déshabillait - quel beau rêve -
    Sous l'ombrage hospitalier
    Des oliviers.
    Rouge comme une cerise,
    Afin d'me cacher sa gorge exquise,
    Elle ram'nait sa ch'mise,
    Mais comme y avait de la dentelle partout
    Souvent, je voyais par un trou
    Un sein qui montrait son p'tit bout.

    Continúa después del anuncio

    Cousine, cousine,
    Qu'est-c'que j'vois sur ta poitrine ?
    Cousine, cousine,
    On dirait deux mandarines
    {Parlé} Tu as les mandarines, c'est certain,
    Mais peuchère, c'qui m'en bouche un coin,
    Cousine, cousine,
    C'est qu'c'est moi qui ai l'pépin !

    Souvent, prenant sa main mignonne,
    Je l'emmenais faire un tour
    Dans la basse-cour,
    Et tandis qu'pigeons et pigeonnes
    Faisaient l'amour sans pudeur,
    On f'sait l'voyeur,
    La brise frivole
    Nous portait bientôt des chansons folles :
    "C'est la farandole,
    Viens farandoler sur le gazon !"
    "Plus tard (me disait-elle) Gaston
    Quand t'auras du poil au menton !"

    Cousine, cousine,
    Oui, l'amour me turlupine,
    Cousine, cousine,
    Laisse-moi t'faire des p'tites machines
    {Parlé} Tu as peur que je te fasse un enfant ?
    Ne crains rien, je n'ai que dix-sept ans !
    Cousine, cousine,
    Viens faire tutu-panpan !

    Mais elle m'écrivit l'autre année :
    "Cher cousin, je ne viendrai pas,
    Tu m'excus'ras,
    Depuis huit jours, je suis mariée
    Et pour plaire à mon mari
    J'reste à Paris"
    La méchante lettre,
    En moi quel chagrin elle fit naître !
    Du fond de mon être
    Monta comme un frisson de rancœur ;
    J'interrogeai dans ma douleur
    Les arbres, la grève, les fleurs.

    Cousine, cousine
    Si gentille, si câline,
    Cousine, cousine,
    C'est mon cœur qu'elle piétine,
    {Parlé} On devait s'unir au printemps,
    Et moi je suis là, tè ! J'attends
    Cousine, cousine,
    L'amour c'est des boniments !

    Información de la canción

    Composición:

    ¿Los datos están equivocados?

    Enviar revisión