• A
  • A7
  • B7
  • C#m
    4
  • D
  • E7
  • F#7
  • G#7
    4
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Tono:
Intro : A (Play the chord and with the thumb alternate the 5th and 6th string to play the bass note)
A J'en appelle à Bacchus ! A Bacchus j'en appelle ! Le tavernier du coin vient de me la bailler belle.
A7 De son établissement j'étais le meilleur pilier.
D G#7 Quand j'eus bu tous mes sous, il me mit à la porte
C#m F#7 En disant : "Les poivrots, le diable les emporte!"
B7 E7 A Ça ne fait rien, il y a des bistrots bien singuliers...
A Un certain va-nu-pieds qui passe et me trouve ivre Mort, croyant tout de bon que j'ai cessé de vivre
A7 (Vous auriez fait pareil), s'en prit à mes souliers.
D G#7 Pauvre homme ! vu l'état piteux de mes godasses,
C#m F#7 Je doute qu'il trouve avec son chemin de Damas.
B7 E7 A Ça ne fait rien, il y a des passants bien singuliers...
A Un étudiant miteux s'en prit à ma liquette
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Qui, à la faveur de la nuit lui avait paru coquette,
A7 Mais en plein jour ses yeux ont dû se dessiller.
D G#7 Je le plains de tout mon coeur, pauvre enfant, s'il l'a mise,
C#m F#7 Vu que, d'un homme heureux, c'était loin d'être la chemise.
B7 E7 A Ça ne fait rien, y a des étudiants bien singuliers...
A La femme d'un ouvrier s'en prit à ma culotte. "Pas ça, madame, pas ça, mille et un coups de bottes
A7 Ont tant usé le fond que, si vous essayiez
D G#7 De la mettre à votre mari, bientôt, je vous en fiche
C#m F#7 Mon billet, il aurait du verglas sur les miches."
B7 E7 A Ça ne fait rien, il y a des ménages bien singuliers...
A Et j'étais là, tout nu, sur le bord du trottoir Exhibant, malgré moi, mes humbles génitoires.
A7 Une petite vertu rentrant de travailler,
D G#7 Elle qui, chaque soir, en voyait une douzaine,
C#m F#7 Courut dire aux agents : "J'ai vu quelque chose d'obscène!"
B7 E7 A Ça ne fait rien, il y a des tapins bien singuliers...
A Le représentant de la loi vint, d'un pas débonnaire. Sitôt qu'il m'aperçut il s'écria : "Tonnerre!
A7 On est en plein hiver et si vous vous geliez!"
D G#7 Et de peur que je n'attrape une fluxion de poitrine,
C#m F#7 Le bougre, il me couvrit avec sa pèlerine.
B7 E7 A Ça ne fait rien, il y a des flics bien singuliers...
A Et depuis ce jour-là, moi, le fier, le bravache, Moi, dont le cri de guerre fut toujours "Mort aux vaches!"
A7 Plus une seule fois je n'ai pu le brailler.
D G#7 J'essaye bien encore, mais ma langue honteuse
C#m F#7 Retombe lourdement dans ma bouche pâteuse.
B7 E7 A E7 A Ça ne fait rien, nous vivons un temps bien singulier...
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