Coin LIvernoche

Ingrid St-Pierre

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    T’es comme un chandail de laine qui pique
    Sauf qu’entre nous deux y’a pas de statique
    Pieds nus dans une flaque d’eau
    Un soir d’orage électrique
    Mes sourires sont un peu faux
    J’suis sur un mode automatique
    Crois pas que je suis antipathique
    Mais ton nom ne sera pas au générique

    Y’a pas de spécimens d’insectarium
    Qui déambulent dans mon sternum
    J’t’assure y’a rien, pas de papillons
    Même pas une chenille dans son cocon
    Nos atomes sont rectilignes
    Tous bien droits et pas crochus
    Y’a pas à dire j’te donne plein de signes
    Mais tu vois rien c’est peine perdue

    C’est l’histoire d’un nombril du monde
    Qui se croit tout seul sur la mappemonde
    Un tombeur irrésistible
    Qui a plutôt mal choisi sa cible
    Dans un café coin Livernoche
    Y’a un mec qui croit que c’est dans la poche
    Le pauvre ne se doute de rien du tout
    Mais son ego prendra un coup

    Tu pratiques le soliloque
    Et c’est encore à ton insu
    Peut-être bien que tu t’en moques
    Peut-être bien aussi que t’as rien vu
    Et si j’te dis que tu m’embêtes
    Et que tu parles un petit peu trop
    Ce serait bien une fracture ouverte
    De ton monumental ego

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    J’pourrais simuler un appel
    Te dire que c’est mon p’tit copain
    En liberté conditionnelle...
    Mais ce serait encore plus malin
    De te dire que j’habite l’Abbaye
    Avec chasteté éternelle
    Au fond j’crois bien que ces alibis
    Sont on ne peut plus qu’irrationnels

    C’est un peu frisquet dedans ta tête
    Faudra régler le thermostat
    J’ai l’espace vital aux oubliettes
    Quand tu t’y colles bien malgré moi

    Après tout ça j’ai perdu le fil
    De ton passionnant monologue
    J’entends seulement la dernière ligne
    Et la revoilà qui résonne...

    « Ma belle, ne te fais pas de faux espoirs j’sais que tu m’aimes bien c’est évident
    T’es bien sympa mais pas mon genre, non là j’t’assure vraiment
    Tu me déshabilles du regard ça devient franchement dérangeant
    Alors désolé si je pars, y’a ma copine qui m’attend»
    Eh bien voilà vlan dans les dents!

    C’est l’histoire d’un nombril du monde
    Qui se croit toute seule sur la mappemonde
    Une fille qui se pensait bien maline
    Bien voilà qu’elle a une drôle de mine
    Dans un café coin Livernoche
    Y’a une demoiselle qui pète sa coche
    La pauvre ne se doutait de rien du tout
    C’est fou comme la vie se charge de nous!

    Información de la canción

    Composición: Ingrid St-Pierre

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