On En Parle

Patrick Bruel

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    Tu traverses la rue, y a plus personne pour t'attendre
    Tu traverses le monde, plus personne pour te comprendre
    Tu cherches l'amour aux dernières adresses qu'il te reste
    Et tu t'perds dans les miroirs d'un monde qui se déteste
    Qu'est-ce qu'il nous restera quand on fermera la dernière page
    Du dernier roman, du dernier jour, du dernier orage
    Qui nous parlera quand on n'saura presque plus rien
    Qui pourra vraiment nous dire ce que veut dire demain
    On en parle, on en parle, on en parle, dis-moi
    On en parle

    Oui, j'ai encore peur et je pose les questions d'hier
    Celles qu'on a noyées, celles qui sont restées en l'air
    On a perdu la guerre des idées, du partage
    On a quitté la toute, sali la paysage
    On a tué les jeux des enfants pas trop sages
    Et laissé s'installer les nouveaux dieux du carnage
    On bouscule, on bascule, on salit les promesses
    Les mensonges, les fake news, les trahisons oppressent
    On en parle, on en parle, on en parle, dis-moi
    De cette fumée blanche, de cette terre qui brûle
    De ces enfants qui tombent, asphyxiés dans leurs bulles
    De ces ombres qui sombrent au fond des océans
    De cette régression amère qui insulte le temps
    On en parle

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    Dis-moi, t'es sérieux ou tu fais semblant de pas entendre
    Dis-moi, c'est tes yeux ou tu fais semblant d'pas comprendre
    Ce tonnerre qui gronde et qui va tout prendre avec lui
    Qui va tout emporter sous cette putain de pluie
    On en parle, on en parle, on en parle, dis-moi
    Et puis quand nos enfants nous poseront des questions
    Qu'on pourra plus s'noyer dans des réponses à la con
    Qu'on pourra plus parler de lueurs au bout du chemin
    Qu'on savait pas, qu'on savait mal, qu'on savait rien
    Qu'on sait surtout même plus ce que veut dire demain
    On en parle
    On en parle

    Il ne te reste rien lorsque les jeux sont faits
    Et ta porte se bloque au milieu des regrets
    Tu cherches la sortie, tu transpires, tu t'essouffles
    Et tes larmes de sueur se perdent dans un gouffre
    Sais-tu que dans ce gouffre il y a notre reflet
    Et l'enfant qu'on était, sous les larmes, effacé
    La peur s'est engagée dans nos vies, dans nos rues
    On se perd, on se cogne au labyrinthe qui tue
    T'as beau vouloir sortir, le labyrinthe exulte
    Regarde par la fenêtre, c'est toi qu'on exécute
    On en parle, on en parle, dis-moi
    De c'monde qui se délite, de ce cynisme ambiant
    Les cris sont devenus un silence glaçant
    On décide en un tweet des bons et des méchants
    Les rires font un vacarme qui me glace le sang
    Parce qu'on rit en dépit, aux larmes et aux dépens
    On provoque, on écrase, on s'agite, on s'acquitte
    Mais les seules grandes guerres sont celle qu'on évite

    Información de la canción

    Composición: Patrick Bruel

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