Sombreros et mantilles

Tino Rossi

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    J'ai vu toute l'Andalousie
    Berceau de poésie
    Et d'amour.
    J'ai vu à Séville, à Grenade,
    Donner la sérénade
    Sous les tours.
    J'ai quitté le pays de la guitare,
    Mais son doux souvenir, en mon âme s'égare ;
    Dans un songe, souvent, tandis que mon cœur bat,
    Il me semble entendre tout bas,
    Une chanson qui vient de là-bas.

    {Refrain:}
    Je revois les grands sombreros
    Et les mantilles,
    J'entends les airs de fandangos
    Et séguedilles,
    Que chantent les señoritas
    Si brunes,
    Quand luit, sur la plaza,
    La lune
    Je revois, dans un boléro,
    Sous les charmilles,
    Des "Carmen" et des "Figaro"
    Dont les yeux brillent,
    Je sens revivre dans mon cœur
    En dépit des montagnes,
    Un souvenir charmeur,
    Ardent comme une fleur d'Espagne.

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    La nuit se meurt avec mon rêve ;
    La vision trop brève
    Déjà fuit.
    Ô jour, verse dans ton aurore
    Le refrain que j'adore
    Et chéri.
    Malgré tout le chemin qui me sépare
    Du pays andalou et des tendres guitares,
    Je veux vibrer encore au rythme flamenco
    Qui m'évoque, dans son écho,
    L'amour, sous un ciel toujours plus beau.

    {Refrain}

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