La centenaire

Anne Sylvestre

    Continúa después del anuncio

    Faucheuse, je t'attends, je suis lasse de vivre
    Ma tête ne sait plus où l'emmènent mes pieds
    Vois ma peau se dessèche, on dirait du papier
    Les signes qu'on y lit font un bien triste livre
    Mon dos m'oblige à faire une étrange courbette
    Et je ne marche qu'en regardant vers le bas
    Faucheuse, je m'ennuie ! Mais puisque te voilà
    Voudrais-tu pas m'aider à chercher mes lunettes ?

    Ti la la la

    Des amis que j'aimais, il n'y a plus de traces
    Et mes vieux soupirants ne sont que souvenirs
    Faucheuse, entends ma voix, tu tardes à venir
    Et le peu de raison qui me reste s'efface
    Mais tu me fais languir, quoi ! Tu m'oublies peut-être !
    Quand j'aspire à ne plus jamais me réveiller !
    Voudrais-tu s'il te plaît monter cet oreiller,
    Éteindre la lumière et pousser la fenêtre ?

    Continúa después del anuncio

    Ti la la la

    Je n'ai plus d'appétit, à peine je grignote
    Et je fais grise mine aux plus appétissants
    Des fruits de mon jardin, vois, plus rien ne descend
    Le long de mon gosier, rien ne me réconforte
    Encore, si je buvais ! Veux-tu que je te dise ?
    Faucheuse, le meilleur des vins me reste là
    Rien ne me fait envie ! Vois-tu ces chocolats ?
    Donne-les, j'ai besoin de quelque friandise

    Ti la la la

    Faucheuse, je le vois, loin de me chercher noise
    Tu me fais la vie douce et viens pour me servir
    Et même si j'osais, je dirais sans mentir
    Qu'en te montrant serviable, au fond, tu m'apprivoises
    Mais allons jusqu'au bout, puisque tu me dorlotes
    Et je patienterai pour peu qu'à mon chevet
    Tu fasses revenir deux amis que j'avais
    Et t'asseyes avec nous, pour faire une belote

    Ti la la la ti la la la ti la la la

    Información de la canción

    Composición:

    ¿Los datos están equivocados?

    Enviar revisión

    Canciones relacionadas