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    Embrasé, enlisé parmi les décombres d'absurdes vérités
    Dieu... immobile...
    Non plus mû comme auparavant par le souffle même de la vie
    Mais gisant là, immobile...

    A son image, l'Homme soudain s'essouffle, s'étourdit puis s'effondre
    Si seul parmi les siens, si seul en lui-même
    Haletant et hoquetant, dos plaqué contre la dureté du sol
    Et pénétré par la froideur de la terre gelée

    Violemment aveuglé par l'absence de toute lumière,
    Alors aspirée à travers le sol dérobé,
    L'homme s'enlise un peu plus à chaque seconde dans la boue glacée par l'hiver
    Ses yeux rivés vers le ciel figé

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    L'ombre raide de Dieu s'étendait à perte de vue,
    Immobile telle la mort...

    Dès lors, plus rien n'était
    Ni âme, ni cieux, ni éternité, ni Dieu
    Dieu gisait mort, éteint, rien
    Rien...

    Juste une humanité décapitée
    Amputée de son âme et de sa vie
    N'ayant plus que ses propres mains pour s'extraire
    De son tombeau de fange glacée

    Mais ce râle qui sortait alors de ces milles gosiers écarquillés
    N'était point un rugissement mais un ridicule blatèrement
    En manque de chargement à porter
    Nostalgiques de leur désert arraché.

    Immobile telle la mort...
    La mort de Dieu

    Información de la canción

    Composición: Vladimir Cochet

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